Partir à l’étranger en tant qu’assistante de langue

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Quand j’ai obtenu ma licence en LEA à l’université de Bordeaux III en 2013, je n’étais vraiment pas sûre de ce que je voulais faire à l’avenir. Mais ce dont j’étais sûre est que je souhaitais partir à l’étranger, de préférence au Royaume – Uni, pour vraiment apprendre à parler anglais. Il faut se le dire ce n’est pas à l’université qu’on peut avoir le privilège de placer une autre phrase que  » Brian is in the kitchen ».

Deux choix s’offraient à moi. Soit je me trouvais un petit boulot sur place comme l’a d’ailleurs fait Margot de You Make Fashion ou alors je recourais à l’assistanat pour partir en tant qu’assistante de français avec le CIEP. J’ai donc opté pour la seconde option qui comprenant plus d’encadrement et une certaine sécurité financière.

Le métier d’assistant de français

Comme le dit le site internet du CIEP, être assistant de langue permet « de se familiariser avec la langue et la civilisation du pays d’accueil, tout en apportant au sein des établissements d’enseignement, l’authenticité de leur langue et la richesse de leur culture. »

Mon job consistait donc à enseigner le français à mes élèves, et ce, de différentes manières. Après, il faut savoir que les tâches et les objectifs imposés à l’assistant peuvent varier d’un établissement à un autre. À titre d’exemple, certains de mes collègues ont dû animer un club de français, accompagner des élèves lors de visites en France ou encore les assister quand X Factor junior passait dans leur école. 

Le mardi, jeudi et vendredi, je travaillais dans une secondary school, c’est-à-dire un collège couplé à un lycée. Dans mon cas, j’étais assistante à la Northampton School For Girls où là-bas, je m’occupais des élèves de la troisième jusqu’à la terminale.

Avec les élèves de troisième et seconde : mon travail consistait à assister les professeurs, animer des cours de conversations sur une thématique donnée et aider les élèves à faire leurs exercices en cours. C’est sûr dit comme ça, niveau épanouissement professionnel, on peut mieux faire. Je dois admettre que ce qui était chouette, c’était de voir comment faire pour « les amadouer ». On se plaint des élèves français mais en Angleterre, vous n’avez rien vu. Mais en essayant de « faire ami ami » tout en leur enseignant notre langue maternelle, à la fin de l’année, j’arrivais en leur faisant des high five. Oui, je sais. Ce n’est pas du tout professionnel.

Avec les élèves de première et les terminale : les tâches que je devais effectuer étaient légèrement différentes. Déjà, je n’étais pas assistée du professeur ce qui me laissait plus de liberté. Mais surtout mes rapports avec les élèves étaient plus spontanés. Les deux classes avaient toutes deux à la fin de l’année un bac de français « niveau 1 » et « niveau 2 » à passer. Par conséquent, les cours étaient plus poussés où je mélangeais pratique orale et écrite. A partir d’un thème choisi par l’enseignant référant, j’essayais de prendre un article en rapport mais surtout qui leur parlait et leur posais à son sujet. 

J’avais donc le lundi et le mercredi de libre, en plus du week-end bien sûr. Tranquille non ? Néanmoins, souhaitant gagner davantage d’argent, j’ai essayé de me trouver un autre petit boulot. Par chance, grâce à la précédente assistante, j’ai eu un contact d’une primary school Queen Eleanor Primary Academy. Même principe que pour la secondary school, c’est une école maternelle et une école primaire en même temps. Forcément, ce que je devais faire était complètement différent de mon travail à l’autre école. Et c’était loin de me déplaire.

Avec les élèves de maternelle et ceux de CP, j’avais plusieurs options qui m’étaient offertes à savoir leur lire un livre en français façon pièce de théâtre, animer un jeu ou encore chanter une chanson. Par contre, quand je donnais un cours avec une classe, je devais FAIRE LA MEME CHOSE avec les autres. Une fois, j’ai eu la bonne idée de leur apprendre la chanson du furet. Et je l’ai clairement chanté 1 000 fois en une seule matinée car mes cours duraient à chaque fois environ une trentaine de minutes. Quant aux leçons que je donnais aux CE1,CE2, CM1 et CM2, le niveau était un poil plus élevé. Pour le coup, je leur ai appris les bases types jours de la semaine, les chiffres, les couleurs, etc.

J’ai vraiment apprécié travailler dans cet établissement car leur système éducatif prend clairement en compte les besoins des enfants. Dans chaque classe, il y a un enseignant en chef et deux voire trois assistants où à tour de rôle, ils s’occupent individuellement d’un élève pendant 10 minutes pour leur apprendre à lire, à compter, etc. C’est sûr. Je ne veux pas forcément être prof plus tard. Mais pour le coup, l’assistanat m’a permis d’être un peu plus pédagogue. J’essaye de me rassurer en disant ça. 

Le dossier de candidature

Pour devenir un futur assistant, il faut passer par le CIEP qui est le Centre International d’Etudes pédagogiques. Attention. Le point positif en ayant recours à ce dernier est qu’il des partenariats avec une vingtaine de pays partenaires où il est donc possible d’enseigner. Voici d’ailleurs la liste des pays concernés si vous cliquez ici

Il faut que vous ayez au moins bac +2, auquel cas ce n’est pas possible de déposer une candidature. Si vous suivez des études de langue, ça sera d’ailleurs un réel plus. Mais sachez que tout étudiant peut postuler, qu’importe son domaine. À titre d’exemple, dernière année de licence, notre assistant qui lui été Irlandais étudiait les maths. Mais si d’aventure, vous souhaitez partir aux Etats-Unis ou encore en Nouvelle-Zélande, il est vrai que seules les personnes suivant un parcours LLCE anglais (langues, littératures et civilisations étrangères) peuvent y aller. 

Si vous décidez de franchir le pas, vous devez retirer votre dossier sur le site internet du CIEP, le remplir et y rajouter une lettre de motivation et votre CV. Je tiens à mettre un point d’honneur sur la lettre de motivation. Quand j’ai fait mon dossier, je n’y croyais pas vraiment et surtout, je considérais cette expérience comme une roue de secours. Du coup, ma « première » lettre de motivation n’était pas top top et cela a joué pour mon admission. Je vous conseille donc d’être le plus honnête et spontané possible car les examinateurs le sentent quand une lettre de motivation n’a pas été faite par vos soins. Il faudra aussi que vous choisissiez 3 zones dans lesquelles vous aimeriez travailler. Pour ma part, j’avais mis la zone de Bristol, celle à côté de Londres et celle de Leeds. Au final, mon second choix  a été retenu. Une super bonne nouvelle en soi car je voulais être au milieu de l’Angleterre pour ne pas payer trop cher en termes de loyer et pour pouvoir visiter quand je le souhaitais Londres.

Après avoir remis votre dossier au service compétent de votre université, il faut que vous preniez rendez-vous avec un professeur de la langue parlant celle du pays concerné. Ces deux étapes sont à faire avant janvier. Lors d’une conversation d’environ 20 minutes, l’enseignant va juger votre niveau de langue et vous attribuer une note qu’il mettra dans votre dossier. Comme vous vous en doutez, cette note sera décisive car elle permettra de « filtrer » les bons des moins bons candidats car plus les années passent et moins il y a de la place pour être assistant.

Puis vient le moment le plus compliqué : l’attente. C’est-à-dire que de janvier jusqu’à mai, le jury décide qui part ou pas. Puis, vous saurez si vous n’êtes pas retenus ou si vous êtes sur liste principale ou liste complémentaire

  Malheureusement pour moi, je faisais partie de la seconde liste. A ce moment-là, j’avais réalisé que je voulais vraiment partir. Bien sûr, j’ai pleuré comme une madeleine. Pour moi, c’était mort si je n’étais pas dès le début sur la première liste. Mais un petit conseil, ne désenchantez pas trop vite. Tout peut changer, surtout si vous « provoquez » le destin.

C’est ce que j’ai fait d’ailleurs. Deux semaines après, j’ai envoyé de nouveau une lettre de motivation plus personnelle et plus structurée au CIEP pour leur dire « coucou, je suis toujours là et je n’abandonne pas ».  Mine de rien, un mois après, j’ai eu la réponse que je voulais. En train de faire les soldes avec mes copines, je vois dans mes spams (oui pensez à les vérifier de temps en temps) « Bonjour mademoiselle, vous venez de passer sur la liste principale. Veuillez nous contacter par téléphone sous trois jours pour nous confirmer que vous êtes toujours été intéressée, auquel cas nous considérerons que vous ne souhaitez plus faire partie du programme. » J’ai carrément pleuré de joie en tenant mes sacs dans la rue tellement j’étais trop contente. 10 minutes après j’appelle la responsable en chef, Jenny Burke et bim, je savais qu’en septembre je m’envolais au pays des Rosbifs !

Ensuite, il y a une nouvelle « attente » à subir. Maintenant, il faut attendre qu’un établissement vous contacte. Comme je l’ai dit précédemment, c’était la Northampton School for Girls à Northampton (forcément) qui m’a contacté, et ce, début juillet. École qui se trouve dans le Northamptonshire et qui d’ailleurs est réputée comme étant la meilleure du comté. D’ailleurs, il y avait une école mais cette fois que pour les garçons dans la même ville. Et c’est dans cette même école que Matt Smith alias l’un des acteurs qui a joué Doctor Who a étudié. Concernant les délais pour connaître votre école, ils sont très variables selon la personne. Dans le pire des cas, vous pouvez genre être contacté même pas une semaine avant le début des cours. L’angoisse, je sais.

Les choses à faire une fois sur place

Quand vous arrivez en Angleterre et notamment quand on passe par la case assistanat, il faut remplir quelques papiers, ô combien précieux, pour pouvoir travailler normalement bien à savoir votre extrait de casier judiciaire, un certificat médical et le DBS check. Pour ce qui est de vous procurer votre casier judiciaire, vous pouvez le demander en ligne, notamment en cliquant ici.

Après je vous encourage à vous faire un passeport si ce n’est pas déjà fait. En France, c’est sûr, on a notre carte d’identité mais bon quand tu la montres en Angleterre, ils se foutent clairement de toi en voyant ça. Et surtout, ce n’est pas considéré comme « papier officiel » dans leur pays. Aussi, avoir un passeport sera très utile notamment pour faire le DBS check qui est le document vous autorisant à travailler en contact avec des enfants. Il est donc important que vous le remplissiez dès votre premier jour à l’école où c’est votre établissement vous le fournira d’ailleurs.

Il faut ABSOLUMENT que vous ouvrez un compte bancaire en Angleterre. J’ai lu que certains assistants de français souhaitaient garder leur compte en banque français et se faire payer avec. Mais je vous dis non direct. Je sais bien qu’il existe des banques françaises proposant ce genre de services, mais pourquoi se compliquer la vie ? Il sera plus simple pour l’école de vous régler et vous ne perdrez pas d’argent avec les frais bancaires. Pour ma part, je vous conseille Lloyds. Cela fait donc un peu plus de deux ans que je suis chez eux et je n’ai rien à redire.

Pour ouvrir un compte chez eux, il suffit d’un simple rendez-vous. Après, il vous suffit juste d’amener votre passeport, un justificatif de domicile, et une lettre de votre école si vous pouvez ou au moins dire combien vous allez toucher en tant qu’assistante de français. J’ai bien dit une lettre car ce qu’il faut savoir, c’est que souvent en Angleterre, les contrats sont oraux. C’est sûr. C’est un peu compliqué de prouver que vous travaillez à tel endroit dans ces conditions.

Sinon pour le logement, ça se passe comment ?

Une fois qu’on sait dans quel village ou ville on a été placé, reste la question du logement. Contrairement à la France, ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Angleterre, les appartements coûtent très cher. Il est donc très difficile d’habiter seul en studio. Par conséquent, il n’est pas anormal de vivre en coloc 40 passés. Et ne serait-ce que pour vivre complètement cette immersion au Royaume-Uni tant qu’à faire, vivre avec des locaux est l’une des meilleures façons d’améliorer son niveau en langues.

Alors il est vrai que parmi mes collègues assistantes, certains d’entre elles ont pu bénéficier d’un logement grâce à leur tuteur. Encore mieux, d’autres ont carrément pu vivre avec ou encore d’autres ont vécu dans leur école en échange de quelques heures à surveiller les élèves en internat. Pour ma part, c’était complètement différent. Ma tutrice m’a juste donné quelques pistes et encore, rien de très concluant. Pour le coup, j’ai donc utilisé les fameux sites Gumtree et Zoopla qui sont pas mal du tout.

C’est d’ailleurs par le biais de l’un d’entre eux que j’ai réussi à trouver mon appartement où j’ai finit par habiter avec 7 personnes. Oui oui. Vous m’avez bien lue. En fait, il y avait deux couples et 3 hommes. Le plus drôle est que j’étais la seule « jeune » de la coloc et surtout la seule fille (hormis les couples hein) car la moyenne d’âge était 35 ansJe payais 370 livres pour une chambre ce qui s’avère être cher pour un Français mais ce sont les prix là-bas. Après, il y avait tout ce qu’il fallait type armoire, lit, bureau. Donc je n’ai pas vraiment eu besoin d’investir.

Sinon, vous pouvez aussi aller en agence pour trouver un appartement. Les frais d’agence ne sont pas si excessifs que ça et si vous rencontrez un problème avec votre propriétaire, vous êtes protégés. Comme en France vous me direz, mais quand vous arrivez dans un pays où vous ne connaissez pas forcément ses lois et il peut vous arriver des mésaventures. Je vous dis ça car nombreux sont les assistants qui n’ont jamais revu leur caution.

Vous avez aussi l’option de vivre avec des étudiants. Mais généralement les propriétaires veulent qu’il n’y ait que des étudiants dans leur appart ce qui peut être un poil plus compliqué pour déposer votre candidature. Mais vous pouvez toujours tenter le coup.

Alors c’est sûr vivre en communauté n’a plus de secrets pour moi et je dois avouer que j’y ai pris plaisir. Ne vivant pas super mes trois premier mois car j’avais du mal à sortir de ma zone de confort, avoir des collocs m’a permit de garder le moral et aussi de m’améliorer en anglais.

La somme à avoir pour le premier mois 

Pour le coup, je vous dirais qu’il faut au moins 1 000 euros. Après il faut faire attention car le taux de change ne fait que changer et malheureusement pas dans le bon sens. Donc pensez à vérifier ce « détail ». Mais essayez de partir avec au moins 800 livresJ’entends certains dire « mais c’est énorme, ça va pas ou quoi ? » L’Angleterre reste un pays riche qu’on se le dise et comme tout emménagement, il faut bien faire péter les kopecks pour s’installer normalement bien.

Déjà cet argent servira à payer votre premier mois de loyer et votre caution. Après pour vous rendre à votre école, il faudra vous acheter votre abonnement bus. Hormis dans certaines villes, le tram est quasi inexistant. Et je peux vous dire que les abonnements de bus coûtent bien bien bien cher. Pour vous donner un exemple, à Bordeaux, je payais mon abonnement tram/bus 18 euros par mois. Tandis qu’à Northampton, il s’élevait à 42 livres. Je vous laisse faire le calcul en euros… Sachant que ce n’est pas une grande grande ville. Elle est d’ailleurs jumelée à Poitiers ;)

Après il faut aussi prendre en compte que même si vous emménagez dans une chambre dite meublée, il faudra quand même que vous vous achetiez des draps, voire des meubles, de la décoration, de l’électroménager et j’en passe.

Je vois les petits malins venir en disant « non mais en prenant l’avion, je pourrais déjà ramener pas mal d’affaires ». Alors c’est sûr maintenant EasyJet et Ryanair peuvent vous permettre d’emmener des bagages allant jusqu’à 32 kilos. Mais entre nous, vous vous imaginez seul dans une ville que vous ne connaissez pas à transporter des bagages hypra lourds ? Personnellement, j’ai opté pour l’option « j’achète tout sur place ».

Mais si vous pouvez venir en voiture en Angleterre, c’est la bonne stratégie pour ramener tout ce dont vous avez besoin. Après, si vous voulez vraiment pousser le vis jusqu’au bout, vous pouvez vous envoyer vos affaires par la poste.

Ensuite, une fois que vous vous serez installé, vous allez vouloir sortir, visiter la ville, découvrir la gastronomie locale et j’en passe. Normal quoi. Mais encore fois tout ceci nécessite des sousous doncAussi, je ne vous dis pas de partir méfiant mais il arrive que les écoles ne vous payent pas dès le premier mois. Bon, j’ai été « chanceuse » car ça ne m’est pas arrivé mais j’ai une collègue qui a dû attendre jusqu’à novembre pour être payée donc je vous dis pas le délire.

Je vous invite à commencer à mettre de côté dès maintenant si vous avez vraiment envie de partir en tant qu’assistant. Après, il y a toujours l’été juste avant qui vous permettra de bosser pour récolter l’argent nécessaire. C’est ce que j’ai fais d’ailleurs (merci le camping le Vivier). Une fois que vous aurez cette somme d’argent, je vous invite à utiliser Transferwise pour transférer votre argent sur votre compte anglais.

Le principe de ce service est que vous pouvez transférer  votre argent à l’étranger en évitant de vous ruiner en frais bancaires et surtout, c’est plus rapide. Vous pouvez d’ailleurs voir directement sur leur site à combien s’élève le taux de change du pays concerné et combien vous paierez en frais bancaires.

Le montant du salaire

Il me semble que je touchais environ 850 livres par mois, et ce, pour seulement 12 heures par semaine. Oui SEULEMENT 12 heures donc je ne vous dis pas le temps libre. Et comme je l’ai dit précédemment, je travaillais tous les lundis dans une école primaire / maternelle. Et grâce à ça, environ 250 livres se sont rajoutées à mon salaire initial. Alors oui, c’est énorme mais sachez que le gouvernement anglais vous taxe directement votre « sécurité sociale » sur votre salaire et d’autres taxes donc il arrivera que vous n’ayez pas toujours le même salaire d’un mois à l’autre.

Comment vous pouvez vous en doutez, je vivais (très) bien, et ce, sans compter mon salaire du lundi. Si je devais vous faire un récapitulatif de mes dépenses mensuelles, c’était genre 370 euros pour le loyer, 200 livres pour la nourriture, 15 livres pour l’abonnement téléphonique (Giffgaff rpz), 42 pour celui du bus, et 16 livres pour l’abonnement à la salle de gym. Pour mon budget « sorties », je dépensais chaque week-end environ 40 livres (taxi, nourriture, boisson inclues). C’est sûr, c’est énorme. Mais ce qu’il faut savoir c’est que les fast food, l’alcool et les taxis ne coûtent « rien » là-bas.

En somme, ça me revenait à genre 820 livres par mois donc je n’atteignais même pas mon salaire initial. Donc rassurez-vous, l’assistanat ne vous mettra pas dans une situation financière précaire. Après, l’autre salaire que je touchais, je l’utilisais clairement pour voyager à travers le Royaume-Uni. Donc j’ai pu faire Bristol, Londres, Cambridge, Oxford, Lancaster, Glasgow, Aberdeen, Edimbourgh, Londres (forcément), Brighton, et Stratford – Upon – Avon qui est la ville de Shakespeare. Whouhou ! Et bien sûr, je m’achetais quelques fringues de temps en temps. QUAND MEME.

Verdict

Je n’ai qu’une chose à dire : l’assistanat m’a apporté beaucoup, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Je n’ai jamais voulu être prof. C’est dit. Comme quoi, qu’importe votre objectif professionnel, vous pouvez postuler. Mais mine de rien, quand viens la fin de l’année et que tu vois que tes élèves ont eu des A à leurs A – Levels (l’équivalent du bac français) notamment grâce à toi et qui te remercient en te disant que tu vas leur manquer, franchement ça fait chaud au coeur. D’ailleurs, les derniers jours en leur compagnie étaient difficiles. La dernière fois que j’ai donné cours aux élèves de primaire / maternelle, je me suis retenu de ne pas pleurer. Mais à la fin de cette journée, une élève de 6 ans est venue me faire un câlin à l’improviste et m’a dit « tu vas me manquer », je n’ai clairement pas pu retenir mes larmes.

Ce que je peux dire de cette expérience, c’est que même si vous ne vous voyez pas en tant que prof plus tard, l’assistanat est une super expérience. J’ai appris sur moi, j’ai découvert une nouvelle culture, un autre chez moi et j’ai pu rencontrer mon amoureux. SO CLICHE.

Si je devais vous donner encore deux trois conseils ça serait d’essayer de ne pas trop traîner avec des Français ou alors vous parlez en ANGLAIS entre vous, et surtout mélangez-vous ! Quand j’étais assistante à Northampton, il y avait d’autres assistantes de français comme moi. Le souci, c’est qu’elles trainaient toujours ensemble et parlaient tout le temps en français donc j’ai vite déchanté. Alors j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai posté des messages sur les forums et sur la page de Facebook de la fac de ma ville pour rencontrer du monde. Et au final, ça a bien marché. Mais c’est vrai qu’à ce moment-là, je me suis rendu compte que c’était vraiment difficile de se faire des copains hors cadre fac. Ah grandir que c’est beau.

Sinon je vous invite à faire des choses que vous n’aurez jamais en France. Une année d’assistanat, c’est vraiment une année de césure et donc un bon moyen d’en apprendre davantage sur vous donc allez-y les gens ! Si vous avez d’autres questions concernant l’assistanat, allez-y, c’est open bar.

En tout cas, pour ceux qui ont peur de quitter la France, je vous le dis sortir de votre zone de confort est la meilleure des thérapies au monde et si vous souhaitez être encadré pour, passez par l’assistanat.

4 Commentaires

  1. Reply
    Anna

    Salut !
    J’aimerais partir au Royaume Unis l’année prochaine avec le Ciep, sais tu qu’elles sont les régions sympa ? Et sais tu s’il faut avoir un bon niveau d’anglais avant de partir ?
    Merci d’avance.

    1. Reply
      Poppykoq Post author

      Bonsoir Anna :) Pour les régions, je dois t’avouer ça dépend clairement de tes préférences. Pour ma part, j’ai préféré être au milieu de tout comme ça je pouvais voyager partout facilement. Mais sinon, je te dirais plutôt d’aller vers le sud. Bien que Liverpool, Manchester tout ça, c’est pas mal du tout ;)
      Quant au niveau requis en anglais, ils n’attendent pas que tu sois fluent. Mais il faut que tu saches t’exprimer un minimum bien et que tu arrives à te faire comprendre. Pour l’entretien, je te conseillerais de réfléchir à ce que tu vas dire quant à tes motivations, tes hobbies, tes expériences en rapport, etc.
      Tu me diras ce qu’il en est ;)

  2. Reply
    Ophélie G.

    Désolée pour le coup du « de fil en anguille » sur FB hier soir, ça m’a juste fait mourir de rire. Et désolée aussi de ne pas avoir laissé de commentaire plus tôt, je n’ai pas eu le temps. Ton article est super complet, c’est chouette à lire. Juste une chose, le CRB Check n’existe plus – enfin, il a été renommé. Maintenant, c’est le DBS Check (Disclosure and Barring Service Check) qu’il faut obtenir. :) Voilà voilà, maintenant je continue d’explorer ton blog ! xx

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