Vaincre le syndrome de l’imposteur

Alors que j’échangeais avec un copain web-designer à propos d’un problème technique lié à mon blog, il m’a sorti mot pour mot « la question est plutôt de savoir si on va vraiment régler le problème ou si tu n’as pas – comme souvent chez les blogueurs – le syndrome de l’imposteur. »

Pardon ?

Voyons nous nous connaissons à peine cher ami. Que me vaut ce gentil pique que je ne saurais comprendre ? Curieuse, je me dirige ni une ni deux vers le site réputé pour être une source fiable : Wikipédia RPZ.

Ce dernier me sort : « Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). »

Salut, c’est du lourd. Je me prends littéralement une claque dans la figure de par la justesse de ce paragraphe qui illustre à merveille ce que je ressens.

Petit récap

A l’heure du 21ème siècle, la compétition est à son comble, et ce, à toute échelle. Si tu n’es pas assez bien sur Tinder, tu te fais éjecter. Quand tu ouvres ta gueule, tes amies te next. Pareil au boulot, si tu n’as pas 20 ans d’expérience dans un poste similaire, tu peux dire bye-bye au boulot de tes rêves. Et même quand tu manges une raclette, tu culpabilises car tu t’éloignes encore plus de l’idéal féminin que tu vois dans les magazines. Par conséquent, tu as toujours cette épée de Damoclès qui fait que tu cherches toujours à repousser tes limites. Et quand bien même quelqu’un reconnaît tes efforts, la seule chose qui te vient à l’esprit c’est « attends, c’est le minimum syndical Jean-Pierre ! ».

A un moment donné

C’est juste invivable ! Tu te mets perpétuellement des barrières. Oh, elles peuvent être en tous genres : spirituelles, émotionnelles ou encore physiques.

  • Conséquence A : Tu ne vis pas l’instant présent car tu prépares le futur.
  • Conséquence B : Tu enchaînes les regrets car conséquence A.

Après, il y a un tout autre obstacle qui vient s’ajouter au problème : avoir du succès et le montrer est mal vuÀ peine tu t’auto-complimentes que tu te vois déjà attribuer l’étiquette « j’ai un ego aussi gros que celui de Kanye West. »

Le remède miracle

Rassure-toi, il y a quelques solutions :

  • Déjà, arrête de te la jouer « oh moi pauvre petite victime, tout ce je fais est nul ». En plus de gonfler ton entourage car mon dieu il subit, ça t’évitera de gâcher ton énergie à rejouer les Misérables sans être payé pour.
  • Prends-toi un carnet et écris-toi chaque jour les choses positives que tu as accomplies. C’est certes idiot mais grâce à ça, tu verras l’évolution de tes progrès.
  • Pose-toi les bonnes questions. Tu penses vraiment que tu es si mauvais que ça dans ce que tu fais ? Bizarrement, je pense que quelqu’un te l’aurait dit plutôt rapidement non ? Tu sais, il est bien plus facile de faire une remarque sur ce que tu fais de mal que de bien.

Certes, c’est un travail à faire sur soi assez conséquent, mais nécessaire. Et comme dirait Léo Ferré « Avec le temps, va, tout s’en va. »

12 Commentaires

  1. Reply
    Fred

    J’ai toujours en tête la maxime (ou presque) « Quand je me regarde, je n’aime pas, quand je me compare, finalement ce n’est pas si mal…. »

  2. Reply
    melanie

    On a tendance à se rabaisser constamment à cause des exigences de la société alors qu’il n’y a pas besoin… Essayer de s’aimer un peu plus n’est pas égoïste comme on pourrait le penser, ça aide juste à avancer sans regrets ni culpabilisation… Mais ce n’est pas facile de se dire qu’on a fait quelque chose de bien, d’être fier de soi.

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